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Conseils / Santé

Octobre rose : se faire dépister du cancer du sein, pour qui, quand et comment

Relu et validé par Dan Hallel, docteur en pharmacie, pharmacien titulaire de la Pharmacie Vauban (Strasbourg) — mis à jour le 29/09/2026

Chaque mois d'octobre, les rubans roses fleurissent sur les vitrines. Derrière le symbole, il y a un rendez-vous très concret : la mammographie de dépistage. Au comptoir, nous entendons souvent les mêmes hésitations : « je n'ai rien senti, pourquoi y aller ? », « je n'ai jamais reçu le courrier », « c'est payant ? ». Voici les réponses, claires et vérifiées, pour décider en connaissance de cause.

Le dépistage organisé : pour qui ?

Il concerne les femmes âgées de 50 à 74 ans, sans symptôme, et dont le seul facteur de risque est l'âge. C'est en effet dans cette tranche d'âge que ce cancer survient le plus souvent. L'Assurance Maladie rappelle qu'environ une femme sur huit y sera confrontée au cours de sa vie, et qu'une maladie repérée tôt guérit dans la grande majorité des cas (neuf sur dix).

Avant 50 ans, sans antécédent particulier, aucune mammographie systématique n'est recommandée. Après 74 ans, la suite se décide avec votre médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme. Et si plusieurs proches de votre famille ont eu un cancer du sein ou des ovaires, si vous avez vous-même déjà été traitée pour un cancer du sein, ou si vous avez reçu une radiothérapie du thorax jeune, le dépistage organisé n'est pas adapté : un suivi plus rapproché, défini par votre médecin, prend le relais.

Comment ça se passe, concrètement

Tous les deux ans, votre caisse d'Assurance Maladie vous envoie une invitation — par courrier, et désormais aussi dans votre compte ameli, par e-mail ou par SMS. Avec elle, vous trouvez les cabinets de radiologie agréés près de chez vous : à vous de choisir le vôtre et de réserver votre créneau.

Le jour J, vous apportez l'invitation et votre carte Vitale. L'examen comprend une mammographie — chaque sein est radiographié sous deux angles — ainsi qu'une palpation des seins. Vous ne payez rien : l'Assurance Maladie règle directement le radiologue.

Un atout propre au dépistage organisé mérite d'être connu : lorsque les clichés sont jugés normaux, un second radiologue expert les relit systématiquement. Cette double lecture permet de repérer environ 6 % des cancers dépistés, qui auraient sinon échappé à la première lecture. Elle n'existe pas quand la mammographie est faite en dehors du programme.

Pensez à garder vos clichés et comptes rendus, et à les apporter la fois suivante : le radiologue compare toujours avec les examens précédents.

Je n'ai jamais reçu mon invitation

C'est une situation fréquente, surtout depuis que l'envoi des invitations a été confié à l'Assurance Maladie en 2024. Deux solutions : demander une nouvelle invitation à votre médecin traitant, ou contacter votre caisse (compte ameli, ou le 36 46). Si vous laissez passer l'invitation, deux relances vous sont adressées à six mois d'intervalle — rien n'est perdu.

Et si le radiologue demande d'autres examens ?

Il arrive qu'une échographie ou d'autres examens soient proposés, par exemple parce que la densité des seins rend la mammographie difficile à lire. Ce n'est pas synonyme de mauvaise nouvelle : c'est souvent une simple vérification. Ils sont remboursés comme n'importe quel examen, par votre caisse puis votre mutuelle (hors dépassements d'honoraires).

Entre deux mammographies : connaître ses seins

Le dépistage ne dispense pas de rester attentive. L'Assurance Maladie recommande de faire examiner vos seins une fois par an au minimum, par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme. Et au quotidien, il suffit de connaître l'aspect habituel de sa poitrine pour remarquer ce qui change.

Consultez sans attendre la prochaine invitation si vous remarquez : une masse ou un nodule que vous sentez dans un sein ou sous un bras ; une peau qui rougit ou prend un aspect granuleux, « en peau d'orange » ; un mamelon qui se rétracte vers l'intérieur ; un écoulement inhabituel par le mamelon. Dans la plupart des cas, l'explication est bénigne — mais c'est au médecin de le dire, pas à une recherche sur internet.

Pourquoi en parler à la pharmacie

Selon Santé publique France, moins d'une femme concernée sur deux participe au dépistage organisé (45,7 % sur 2024-2025), loin de l'objectif européen de 70 %. Les raisons que l'on nous confie sont presque toujours les mêmes : l'appréhension de l'examen, un courrier égaré, le sentiment de ne pas être concernée quand tout va bien. Justement : la mammographie de dépistage sert à repérer une anomalie avant qu'elle ne se sente ou ne se voie. Participer reste un choix personnel ; notre rôle est que ce choix se fasse avec les bonnes informations.

Ce guide est informatif : il ne remplace ni l'avis de votre médecin ni celui du radiologue.

Après un cancer du sein : on est là aussi

Quand une chirurgie a eu lieu, d'autres questions arrivent : quand porter une prothèse externe, quel soutien-gorge choisir, qu'est-ce qui est pris en charge. Nous y avons consacré un guide complet, et nous proposons l'essayage en cabine, sur rendez-vous, avec les gammes Amoena.

💡 Une question sur le dépistage, un courrier que vous ne retrouvez plus, ou besoin d'un conseil après une chirurgie du sein ? Passez nous voir ou appelez-nous : nous prenons le temps, en toute discrétion, avec un espace d'essayage dédié pour les prothèses et la lingerie adaptée — Pharmacie Vauban, 4 rue Tarade à Strasbourg. 03 88 61 03 40.

Contenu informatif rédigé par le pharmacien titulaire à partir des sources officielles citées (faits vérifiés au 29 septembre 2026). Ce guide ne remplace pas une consultation médicale.

Une question ? Appelez-nous au 03 88 61 03 40 — le conseil est gratuit. Retrouvez aussi nos produits dans l'espace orthopédie.
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