Connexion

Conseils / Santé

Mois sans tabac 2026 : se préparer en octobre, tenir 30 jours en novembre

Relu et validé par Dan Hallel, docteur en pharmacie, pharmacien titulaire de la Pharmacie Vauban (Strasbourg) — mis à jour le 29/09/2026

Chaque automne, la même question revient au comptoir, souvent posée à voix basse : « Et si j'essayais d'arrêter ? » Le mois de novembre s'y prête bien, parce que des milliers de personnes se lancent en même temps. Ce guide vous aide à arriver prêt au 1er novembre, à comprendre ce qui vous attend et à savoir vers qui vous tourner. Personne ne vous jugera ici : avoir déjà essayé, avoir rechuté, hésiter encore, tout cela fait partie du chemin.

En quoi consiste le Mois sans tabac ?

C'est un défi collectif organisé par Santé publique France avec le ministère de la Santé et l'Assurance Maladie. Il revient tous les ans depuis 2016 et démarre le 1er novembre. Le principe est simple : ne pas fumer pendant un mois entier, en étant soutenu du début à la fin. L'inscription est gratuite, sur le site officiel Mois sans tabac. On peut s'inscrire dès maintenant.

S'inscrire n'est pas une formalité. Vous recevez un kit d'aide qui contient un programme jour par jour, vous avez accès à des conseils de tabacologues et vous pouvez rejoindre la communauté des participants. Il existe même un groupe d'entraide pour les habitants du Grand Est.

Pourquoi 30 jours, et pas « pour toujours » ?

Se dire « je ne fumerai plus jamais » peut paralyser. Un mois, c'est un objectif concret, avec une date de fin, que l'on peut se représenter. Et ce premier mois compte beaucoup : selon Tabac info service, « Arrêter pendant 30 jours, c'est 5 fois plus de chances d'arrêter de fumer pour de bon ». Au bout de quelques semaines, les envies se font en général moins pressantes et l'on a déjà pris de nouvelles habitudes.

Et si vous reprenez une cigarette en cours de route ? Ce n'est pas un échec. C'est une information utile : vous savez désormais quel moment ou quelle situation vous a fait flancher. Beaucoup d'anciens fumeurs ont eu besoin de plusieurs tentatives avant la bonne.

Octobre : quatre semaines pour préparer le terrain

Une tentative préparée tient mieux qu'une décision prise sur un coup de tête. Voici ce que nous conseillons de faire dès maintenant :

La veille, faites le vide : cendriers, briquets, paquets entamés. Cela paraît anodin, mais c'est l'un des gestes qui aident le plus.

Les aides gratuites à connaître

Le rôle de votre pharmacien

Nous sommes souvent le professionnel de santé que l'on croise le plus facilement, sans rendez-vous. Pendant votre arrêt, notre rôle est de vous aider à choisir la bonne forme de substitut nicotinique et le bon dosage, de vous expliquer comment l'utiliser, de repérer un dosage trop faible ou trop fort, et de vous soutenir quand l'envie revient.

Les substituts nicotiniques (patchs, gommes, comprimés, pastilles, sprays buccaux, inhalateurs) apportent de la nicotine sans la fumée, pour atténuer le manque pendant les premières semaines. Ils sont disponibles en pharmacie sans ordonnance. Pour que l'Assurance Maladie les rembourse à hauteur de 65 %, ils doivent être prescrits par un médecin (y compris le médecin du travail), une sage-femme, un infirmier, un chirurgien-dentiste ou un masseur-kinésithérapeute. Une ordonnance dédiée n'est plus nécessaire, et en pharmacie vous n'avez rien à avancer sur la part remboursée. Certains sprays et inhaleurs ne sont pas remboursés.

Quelques repères d'utilisation : un patch se pose sur une peau propre, sèche et peu poilue, et l'on change d'emplacement à chaque fois. Envie de fumer qui persiste, irritabilité, difficultés à se concentrer ? Le dosage est peut-être trop faible. Maux de tête, nausées, palpitations, bouche pâteuse ? Il est peut-être trop fort. Dans les deux cas, parlez-en à votre pharmacien ou à votre médecin plutôt que d'ajuster seul.

Voir les substituts nicotiniques disponibles (avec leurs notices officielles) :
💡 ⚠️ Enceinte, allaitante, suivie pour une maladie du cœur ou des vaisseaux, sous traitement au long cours, ou âgé de moins de 18 ans : demandez d'abord l'avis de votre médecin ou de votre sage-femme avant d'utiliser un substitut nicotinique. Pendant la grossesse, ces traitements peuvent être utilisés, mais uniquement sous contrôle médical. Et si vous prenez des médicaments, signalez votre arrêt du tabac à votre médecin : il peut être utile de revoir certains traitements.

Les petits alliés du quotidien

Les premiers jours, on cherche souvent quoi faire de sa bouche et de ses mains. Des bonbons sans sucres évitent de grignoter sucré. Un dentifrice et un bain de bouche agréables entretiennent la sensation de bouche fraîche, qui encourage beaucoup d'anciens fumeurs à tenir. Boire de l'eau régulièrement aide aussi à passer les envies.

À l'officine pour vous accompagner :

Et après le 30 novembre ?

Le défi s'arrête, mais l'accompagnement continue : le 39 89, l'appli et votre pharmacien restent disponibles. Si vous utilisez des substituts, la diminution des doses se fait progressivement, sur plusieurs semaines, selon ce qui a été convenu avec votre médecin ou votre pharmacien. Arrêter trop tôt expose à un retour du manque. Et si une cigarette vous échappe, reprenez simplement là où vous en étiez.

💡 Vous vous lancez en novembre ? Passez nous voir au 4 rue Tarade, à Strasbourg, ou appelez le 03 88 61 03 40. Nous faisons le point ensemble sur votre consommation, sur la forme de substitut qui vous conviendrait et sur les aides à votre disposition. Sans jugement, et sans rendez-vous.

Contenu informatif rédigé par le pharmacien titulaire à partir des sources officielles citées (faits vérifiés au 29 septembre 2026). Ce guide ne remplace pas une consultation médicale.

Une question ? Appelez-nous au 03 88 61 03 40 — le conseil est gratuit. Retrouvez aussi nos produits dans l'espace orthopédie.
← Voir tous nos conseils